Avant de faire soigner votre hypertension, lisez ceci

Avant de faire soigner votre hypertension, lisez ceci

Avant de faire soigner votre hypertension, lisez ceci

Lorsqu’il s’agit de prévenir les maladies cardiaques, les mesures de tension artérielle effectuées à domicile sont plus fiables que celles effectuées chez un médecin. Cela signifie que lorsque les médecms tiennent uniquement compte des résultats qu’ils obtiennent dans leur cabinet, ils risquent de prescrire de mauvais traitements à de nombreuses personnes souffrant d’hypertension légère.

Or, les médecins savent depuis près de 50 ans qu’une visite médicale peut faire augmenter la tension artérielle d’une personne et entraîner une tension faussement élevée : c’est ce qu’on appelle hypertension « à la blouse blanche ». Par contre, ils ne savent toujours pas différencier les personnes qui, dans ce cas précis, sont susceptibles de souffrir de maladies cardiaques graves.
Néanmoins, le phénomène d’hypertension « à la blouse blanche » s’explique par le stress que ressentent les patients lorsqu’ils vont chez leur médecin, n a été démontré en effet, que 10 à 20 % de toutes les personnes qui souffrent d’hypertension légère peuvent avoir une tension plus élevée lorsqu’elles vont chez leur médecin.
Cependant, un rapport publié récemment dans The Journal of the American Médical Association a prouvé que les personnes dont la tension artérielle était plus élevée lorsqu’elle était mesurée chez le médecin ne présentaient pas les dommages cardiaques associés à l’hypertension (comme une hypertrophie du cœur ou une fonction cardiaque réduite).

Lorsqu’elle perdure et qu’elle n’est pas traitée, l’hypertension peut endommager le cœur, les artères, les reins, le cerveau et les yeux. Ainsi, on observe chez les personnes dont l’hypertension n’est pas contrôlée 7 fois plus d’accidents cérébro-vasculaires et 3 fois plus de maladies cardiaques coronariennes que chez les personnes dont la tension artérielle est normale.
Dans le cadre d’une étude menée par l’université du Connecticut, on a comparé des personnes qui présentaient une tension élevée lors d’examens médicaux et une tension normale à leur domicile, à un groupe de personnes qui souffraient d’hypertension et à un troisième groupe de personnes dont la tension artérielle était normale.

On a relevé la tension artérielle des personnes dans les 3 groupes chez un médecin et à leur domicile. On a aussi mesuré la taille ainsi que la capacité de leur cœur, au repos, et pendant un exercice. On a ainsi constaté que les personnes dont la tension artérielle était élevée uniquement chez le médecin avaient une fonction cardiaque normale et ne présentaient pas de signes physiques d’hypertension véritable. Les chercheurs en ont donc conclu que, comme ces personnes ne présentaient pas de dommages cardiaques apparents, elles ne souffraient pas d’hypertension.
Pour éviter les traitements superflus, les gens souffrant d’hypertension légère devraient donc faire vérifier leur tension artérielle chez eux, avant de commencer à prendre des médicaments. À cette fin, il existe des appareils portables pour mesu-
rer et enregistrer la tension artérielle à intervalles réguliers. Il suffit de porter ce moniteur sur vous toute la journée et de tenir un journal de vos activités physiques. Plus tard, le médecin compare la tension relevée par cet appareil et les activités physiques que vous avez effectuées.

Mais, avant d’en arriver là, de nombreux médecins encouragent maintenant leurs patients souffrant d’hypertension à surveiller leur tension artérielle eux-mêmes. Pour cela, ils doivent utiliser leur propre tensiomètre (loué) et prendre note des mesures qu’ils relèvent. Par la suite, ils apportent leur « registre d’hypertension » à leur médecin lors de chaque visite. Ainsi, ce dernier peut évaluer leur tension artérielle normale, plutôt que la tension qu’ils observent lorsque leurs patients arrivent stressés à leur cabinet.
Comme on estime qu’environ 45 millions d’Américains souffrent d’hypertension légère et qu’au moins 20 % d’entre eux souffrent d’hypertension « à la blouse blanche », près de 8 millions d’Américains pourraient être concernés par ces découvertes.

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