Effets secondaires graves de certains médicaments utilisés pour traiter l'arthrite

Effets secondaires graves de certains médicaments utilisés pour traiter l'arthrite

Effets secondaires graves de certains médicaments utilisés pour traiter l’arthrite

Un rapport médical indique que les doses élevées de certains médicaments, couramment utilisés pour traiter l’arthrite, peuvent causer de graves effets secondaires. Selon Geriatrics, ces effets secondaires comprennent des ulcères, des hémorragies intestinales, des tintements dans les oreilles, des étourdissements, des troubles d’élocution, un manque de concentration, de la confusion, des trous de mémoire, des hallucinations, voire la paralysie.
Les médicaments dont ils s’agit sont des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’aspirine et l’ibuprofène. Ils sont utilisés pour traiter l’arthrite, les crampes menstruelles et les douleurs. Par ailleurs, on signale dans un autre numéro de Geriatrics que plus du tiers de toutes les hospitalisations pour ulcères hémorragiques des hôpitaux britanniques sont directement liées à ces médicaments, plus particulièrement chez les personnes âgées de plus de 60 ans. En effet, selon cette revue médicale, les arthritiques qui doivent prendre des doses élevées d’AINS, [pendant de nombreux mois ou de nombreuses années, s’exposent à des effets secondaires graves.

En fait, les risques sont plus importants pour les personnes âgées car leur foie et leurs reins fonctionnent moins efficacement. Ainsi, lorsque les reins deviennent paresseux avec l’âge, l’organisme se débarrassent plus lentement des médicaments, ce qui explique pourquoi ces personnes sont exposées à des effets secondaires plus graves que les personnes jeunes.
De plus, les personnes âgées peuvent souffrir d’effets secondaires plus pénibles parce qu’elles prennent de nombreux médicaments en même temps. En fait, selon Génatncs, ces personnes ont 7 fois plus de chances de faire des réactions contraires à ces médicaments que rensemble de la population.

Enfin, des études montrent qu’au moins 4 % des patients suivant une thérapie continue aux AINS peuvent subir des réactions gastro-intestinales graves, comme des ulcères à l’estomac et des hémorragies intestinales. Marie R. Griffen signale également dans Annals of Internai Medicine que ces effets secondaires dangereux peuvent survenir sans signes avant-coureurs.
De plus, selon la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA), des études indiquent que 1 patient sur 100 traités aux AINS, pendant des périodes de 3 à 6 mois, souffrent de certains de ces effets secondaires graves, à un moment ou un autre du traitement. En outre, sur 100 patients prenant des AINS. pendant un an. entre 2 et 4 développeront des ulcères et des hémorragies intestinales.

Le Dr James F. Fries. professeur de médecine au centre médical de l’université Stanford, souligne qu’il est probable que toutes les personnes qui ont déjà souffert de douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen ou qui prennent des anti-acides, ou d’autres médicaments pour des problèmes digestifs, se rangent dans la catégone des personnes exposées à des risques élevés de troubles gastro-intestinaux. De même, les fumeurs et les patients soignés avec des corticostéroïdes doivent aussi prêter attention à tous signes de troubles gastrointestinaux.
La revue Gehathcs signale également que l’irritabilité, la désorientation et l’épuisement sont d’autres symptômes asso-
ciés aux AINS. D’autres médicaments préconisés contre l’arthrite, les composés à base d’or, causent aussi de graves effets secondaires.
Us peuvent provoquer des éruptions cutanées, de la diarrhée et même des troubles graves du système nerveux central, comme du délire des tremblements et des douleurs diverses. Si vous souffrez de l’un de ces effets secondaires, parlez à votre médecin dans les plus brefs délais. Très souvent, il suffit de modifier la dose ou le médicament administré pour éliminer ces effets secondaires.

Cependant, ne modifiez jamais les doses de vos médicaments et ne changez jamais de médicaments sans d’abord en parler à votre médecin.

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