La controverse entourant le cholestérol

La controverse entourant le cholestérol

La controverse entourant le cholestérol

Des millions de patients ne savent plus à quoi s’en tenir au sujet du cholestérol. Peut-on vraiment prolonger sa vie en réduisant sa consommation de matières grasses ? S’agit-il d’un mythe, sans fondement scientifique ? Nutrition Action, un bulletin d’information publié par le Center for Science in the Public Interest (Centre pour la Science et l’Intérêt Public), a demandé à des spécialistes des maladies cardiaques de répondre à ces questions. D’après ces spécialistes, de nombreux facteurs contribuent aux maladies cardiaques et artérielles : l’hérédité, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le diabète, le manque d’exercice et l’obésité.
Toutefois, on ne peut s’empêcher de constater que les cardiopathies constituent uniquement un problème dans les pays où l’alimentation est riche en matières grasses.

De plus, il a été démontré que chaque réduction de 1 % du taux de cholestérol sanguin entraîne une diminution de 2 à 4 % des risques de crise cardiaque. Par ailleurs, on ne peut ignorer la célèbre Framingham Heart Study, une étude menée auprès de 5.200 résidents de Framingham, dans le Massachussets. Cette étude a en effet révélé qu’un taux élevé de cholestérol LDL (lipoprotéine de basse densité, le « mauvais » cholestérol) et un faible taux de cholestérol HDL (lipoprotéine de haute densité, le « bon » cholestérol) font augmenter les risques de crises cardiaques chez les personnes
âgées. Elle a aussi démontré que le taux de cholestérol sanguin est un indicateur sûr des risques coronariens chez les femmes ménopausées.

Le Dr August Watanabe, président de l’International Scientific Meeting de rAmerican Heart Association, a d’ailleurs écrit à ce propos, dans un article publié dans le Saturday Evening Posî : « ‘Les données récentes recueillies sur le taux de cholestérol démontrent de manière convaincante que celui-ci est un facteur de risque important, et qu’en l’abaissant, on peut réduire les risques de maladies cardio-vasculaires… Je pense qu’il est important que le public sache que nous faisons des progrès considérables dans la réduction du taux de mortalité due à ces maladies. Cette situation est très différente de celle de toutes les autres catégories de maladies ». « Et l’une des raisons de ce succès est la sensibilisation du public aux nombreux facteurs contribuant à ces maladies comme le tabagisme, l’alimentation, le cholestérol, etc. Je pense que cette sensibilisation amène les gens à changer leurs habitudes de vie. »
Il est pourtant vrai qu’une minorité de scientifiques et de chercheurs respectés doutent encore de l’importance de la réduction du cholestérol sur la santé de leurs patients. Mais, de toute évidence nous constatons des progrès dans la lutte contre les maladies cardiaques, première cause de décès aux États-Unis, et, comme la réduction du cholestérol a largement contribuée a ces progrès, il serait mal venu de l’ignorer.

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