La dépression influence les taux de survie au cancer

La dépression influence les taux de survie au cancer

La dépression influence les taux de survie au cancer

Le Dr David Spiegel a expliqué, devant l’American Psychiatrie Association, que des femmes atteintes de cancer du sein qui se réunissaient toutes les semaines pour des séances de thérapie de groupe ont survécu presque 2 fois plus longtemps que des femmes qui ne recevaient que des traitements anticancéreux réguliers. Signalons que ces femmes recevaient également des traitements médicaux réguliers, comme les autres. En fait, le Dr Spiegel a mené une étude d’une durée de dix ans sur 86 femmes atteintes de cancer du sein avec métastases (les métastases sont des foyers secondaires du cancer). Toutes ces femmes prenaient des médicaments et recevaient des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie. Environ la moitié de ces femmes suivirent une thérapie de groupe pendant la première année. Or, celles qui avaient participé à des séances de thérapie hebdomadaires survécurent en moyenne 34,8 mois. D’autre part, les femmes n’ayant reçu que des traitements médicaux conventionnels, sans séances de groupe, ne survécurent en moyenne que 18,9 mois. D s’est dégagé en outre, une nette tendance démontrant un lien entre la participation à des séances de groupe et la longévité chez les femmes qui recevaient des traitements.

Ces conclusions coïncident avec celles d’autres médecins qui ont découvert que la « dépression secondaire peut en fait raccourcir le temps de survie » (rapports publiés dans Médical World News). « Lorsque la dépression accompagne un problème médical, les patients sont non seulement plus malades, mais ils ont aussi besoin de plus de médicaments et passent un plus grand nombre de jours à l’hôpital. » Le Dr Spiegel, qui est professeur de psychiatrie et de sciences du comportement à la faculté de médecine de l’université de Stanford, explique qu’il espère que ses recherches encourageront les patientes qui souffrent de cancer métastatique à participer activement à des séances de thérapie de groupe.

Selon le Dr Charles Nemeroff, qui parlait devant l`American Psychiatrie Association, le diagnostic et le traitement de la depression chez les personnes atteintes de cancer peuvent avoir un effet sur la progression de la maladie. Le Dr Nemeroff, qui est professeur à l’université de Duke, en Caroline du Nord, ajoute même qu’une dépression peut nuire au système immunitaire quand il dit : « la dernière chose qu’on puisse souhaiter chez une patiente atteinte de cancer est un système immunitaire affaibli. Il faut tout faire pour diagnostiquer et traiter la dépression chez les personnes atteintes de cancer. »

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