La vitamine A prévient le cancer de la bouche

La vitamine A prévient le cancer de la bouche

La vitamine A prévient le cancer de la bouche

Une étude récente indique que la vitamine A ou son précurseur, le bêta-carotène, peut réduire les risques de cancers buccaux, même chez les grand fumeurs. Dans une étude menée en Inde, des scientifiques du British Columbia Cancer Research Center de Vancouver ont administré des doses hebdomadaires de 200.000 unités internationales (UI) de vitamine A à 21 personnes. Les sujets étudiés chiquaient tous du tabac et manifestaient des signes précurseurs du cancer buccal. Or. ce traitement a fait diminuer la taille des lésions blanches précancéreuses (appelées leucopiasies) sur la langue et la muqueuse buccale de 12 des 21 sujets. La thérapie vitaminique a aussi prévenu l’apparition de nouvelles lésions pendant les 12 mois qu’a duré l’étude. Un tel degré de prévention sur une aussi longue période a d’ailleurs impressionné les chercheurs. Ceux-ci s’inquiétaient cependant des effets toxiques de l’administration de mégadoses de vitamine A pendant une année entière. En effet, la vitamine A est liposoluble et s’accumule dans l’organisme. (La vitamine C qui est hydrosoluble passe rapidement dans l’organisme et doit être remplacée quotidiennement.) Or. du fait de son accumulation dans l’organisme, le taux de vitamine A peut atteindre un niveau dangereusement élevé et entraîner de graves problèmes de santé. Pour comparer les doses de vitamines employées, sachez qu’aux États-Unis, l’apport nutritionnel recommandé en vitamine A pour un adulte est de 35.000 UI par semaine. À titre indicatif, les patients indiens recevaient plus de 5 fois cette quantité toutes les semaines. C’est pourquoi les scientifiques de Vancouver examinent aujourd’hui les moyens d’éviter les dangers d’une surdose tout en profitant des effets anucancéreux de la vitamine A. Selon eux, l’un de ces moyens consisterait à prendre une dose d' »entretien » moins élevée, ou à consommer de l’huile de palme, dont la teneur en bêta-carotène est particulièrement élevée.

D’autres recherches arrivent aussi à la conclusion que l’utilisation du bêta-carotène pour la prévention du cancer buccal est très prometteuse. Selon le Médical World News, une étude sur les effets bénéfiques du bêta-carotène a été présentée récemment à une réunion de l’American Society of Clinical Oncology tenue à San Francisco Dans le cadre de cette étude, on a administré des doses
quotidiennes de 30 mg de bêta-carotène à 23 patients atteints de lésions buccales précancéreuses. En 6 mois, le traitement de bêta-carotène a fait diminuer de moitié la taille des lésions chez 17 des 32 patients. (Le bêta-carotène est une substance jaunâtre que l’organisme transforme en vitamine A).

En fait, des portions normales de ces aliments fournissent de 5 à 6 milligrammes de bêta-carotène par jour. Ceux-ci sont suffisants pour produire environ 1 milligramme de vitamine A. ce qui correspond à peu près à l’apport nutritionnel recommandé. {Merk Manual – 15è édition). D’autres études ont découvert que les composés apparentés à la vitamine A semblaient combattre la formation de divers cancers, notamment les cancers du larynx, de l’œsophage, de l’estomac et de la vessie. Des recherches sont également en tours actuellement pour mesurer le potentiel du bêta-carotène dans la prévention des cancers du poumon et de la peau.

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