Tratamiento del SIDA

Tratamiento del SIDA

Le SIDA : une menace croissante personnes âgées

Selon le Dr Philip G. Weiler, directeur de Aging and Health à l’université de Californie de Davis, on dénombre plus de 27.000 cas de SIDA chez les personnes de plus de 50 ans, et quelque 1.100 cas chez les personnes de plus de 70 ans.
Le Dr Weiler est très inquiet de constater que le SIDA chez les personnes âgées est un problème à peine reconnu, car les symptômes de cette maladie chez ces personnes ressemblent à ceux de la sénilité et de la maladie d’Alzheimer.
En effet, les sidéens plus âgés souffrent souvent de trous de mémoire et de changements de la personnalité qui peuvent être mal diagnostiqués. Le Dr Weiler souligne cependant qu’une perte de poids, une fatigue et une faiblesse prononcées accompagnent souvent des troubles mentaux chez les personnés âgées atteintes de SIDA, ce qui les distingue; dos piments séniles.

Mais, explique le Dr Weiler « le SIDA est devenu une maladie qui se prête à toutes sortes de diagnostics. Par exemple, le SIDA peut présenter des symptômes semblables à ceux d’une maladie psychiatrique, d’une psychose ou d’une dépression, ou entraîner une fatigue généralisée et une perte de poids, comme dans le cas d’un cancer. Mais pourquoi y a-t-il tant de personnes âgées atteintes du
SIDA alors qu’on ne les a jamais considérées comme un groupe à risques ? « Le quart des transfusions sanguines sont pratiquées sur des personnes âgées de 50 à 60 ans, et 15 autre pour cent sur des personnes de plus de 60 ans. Or, je pense qu’il y a encore des risques dus aux transfusions qui ont précédé le dépistage du SIDA chez les donneurs de sang, lequel n’a commencé à se faire qu’en 1985. »

D’autre part, le SIDA peut mettre de nombreuses années à se déclarer. Malheureusement, le fait de diagnostiquer le SIDA chez une personne âgée qui en est atteinte ne peut pas l’aider mais cela peut permettre à ses proches et aux personnes qui la soignent de prendre les précautions qui s’imposent, lesquelles ne sont pas nécessairement prises en l’absence de tout diagnostic du SIDA.
Aussi, avant d’émettre un diagnostic définitif de « démence », tout médecin devrait vérifier les transfusions que son patient a subies dans le passé ainsi que celle de sa compagne ou de son compagnon, ajoute le Dr Weiler.
En outre, explique le Dr Robert Butler dans un éditorial de Geriatrics « la possibilité d’une infection contractée lors de relations sexuelles ne devrait pas être exclue. » Les médecins ne devraient donc pas sous-estimer l’activité sexuelle des gens situés dans la cinquantaine ou la soixantaine et même celle des gens plus âgés ».

D’autre part, le SIDA peut mettre de nombreuses années à
se déclarer. Malheureusement, le fait de diagnostiquer le SIDA
chez une personne âgée qui en est atteinte ne peut pas l’aider
mais cela peut permettre à ses proches et aux personnes qui la
soignent de prendre les précautions qui s’imposent, lesquelles
ne sont pas nécessairement prises en l’absence de tout diagnostic du SIDA.

Enfin, le Dr Butler ajoute encore que « selon la plupart des estimations, le SIDA frappe des gens de plus de 55 ans dans 10 % des cas. Comme les personnes de ce groupe d’âge ont reçu plus de transfusions sanguines que celles de tout autre groupe d’âge, et que les symptômes du SIDA n’apparaissent pas toujours aussi rapidement que chez les personnes plus jeunes, nous observerons peut-être plus de cas de SIDA dans la population plus âgée ».

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