L'eau du robinet pourrait-elle causer la maladie d'AIzheimer

L'eau du robinet pourrait-elle causer la maladie d'AIzheimer

L’eau du robinet pourrait-elle causer la maladie d’AIzheimer?

Selon un nouveau rapport de recherche, le fait de boire de l’eau du robinet pourrait nuire à la santé. En effet, selon des chercheurs anglais, les taux d’aluminium dans l’eau du robinet pourraient être liés à la maladie d’AIzheimer, (Tune des principales causes de sénilité chez les personnes âgées de 40 à 60 ans).
En outre, un rapport publié dans la revue The Lancet a révélé que, plus les concentrations d’aluminium dans l’eau du robinet étaient élevées, plus l’incidence de la maladie d’AIzheimer augmentait chez les personnes consommant cette eau. Selon ce rapport, dans certains cas, l’incidence augmenterait jusqu’à 50%.
Par ailleurs, les chercheurs ont constaté que les risques courus étaient plus importants encore dans les régions où les concentrations d’aluminium dépassaient 0,11 milligramme ou 110 microgrammes par litre d’eau. Toutefois, ils ont observé qu’en-dessous de 0,01 milligramme (10 microgranimes) d’aluminium par litre d’eau, les risques de développer la maladie d’AIzheimer n’étaient pas plus élevés.
Ce même rapport a mis en évidence le fait qu’on utilise couramment du sulfate d’aluminium, ou alun, pour traiter les systèmes d’alimentation en eau potable. Ce produit chimique est en effet ajouté dans les centres d’épuration des eaux comme coagulant pour amener les particules solides en suspension, à se déposer. La quantité d’aluminium ajoutée varie d’un centre à un autre, dans certaines limites toutefois, en fonction de la quantité de solides présente dans l’eau devant être traitée.

Dans de nombreux cas, la quantité plus forte d’aluminium ajoutée à l’eau devant être traitée signifie que les techniciens devront utiliser moins de chlore quand ils procéderont à la purification de l’eau. Bien qu’une grande partie de raluminium ajouté soit retirée avant que l’eau n’arrive dans les robinets des habitations, il en reste néanmoins toujours dans l’eau qui sera consommée.
D’autre part, en raison des dépôts de minéraux dans le sol, les taux d’aluminium dans l’eau non traitée peuvent être naturellement plus élevés dans certaines régions géographiques. À des fins de comparaison, disons qu’une récente analyse chimique de l’eau traitée par le centre d’épuration des eaux d’Atlanta, en Géorgie, a révélé que le taux d’aluminium après traitement se situait à 0,06 milligramme (60 microgrammes) par litre. Or, l’étude britannique démontrait que ce taux faisait augmenter l’incidence de la maladie d’AIzheimer dans des proportions pouvant aller jusqu’à 40 % dans les régions d’Angleterre et du Pays de Galles où se situait l’étude.

L’aluminium ne fait malheureusement pas partie des métaux dits « toxiques », dont les concentrations sont régulièrement vérifiées dans de nombreux systèmes d’alimentation en eau aux États-Unis et pour lesquelles des limites maximales sont établies.
De même, selon un éditorial publié dans le même numéro du magazine The Lancet, les 12 pays membres de la Communauté Économique Européenne permettent actuellement des concentrations d’aluminium qui peuvent aller jusqu’à 0.2 milli-
gramme (200 microgrammes) par litre d’eau. Les chercheurs, quant à eux, s’inquiètent du fait que les procédés de traitement des eaux puissent élever encore davantage la consommation déjà élevée d’aluminium dans la plupart des pays occidentaux. En Angleterre, par exemple, on estime qu’un adulte consomme en moyenne entre 5 et 10 milligrammes d’aluminium par jour. Cependant, les chercheurs soutiennent l’idée que l’organisme n’absorbe qu’une petite quantité de cet aluminium.

D’autre part, les agents de conservation à base d’aluminium peuvent faire augmenter la consommation quotidienne de cette substance de 50 milligrammes supplémentaires (50.000 microgrammes).
Aux États-Unis, l’adulte moyen consomme autant d’aluminium, sinon plus, étant donné la forte consommation régulière qui est faite par de nombreux habitants de ce pays, d’anti-acides à base d’aluminium pour soulager les brûlures et autres troubles de l’estomac.

Comme une bonne partie de cet aluminium passe à travers l’organisme sans être absorbé, les chercheurs britanniques s’inquiètent surtout de l’aluminium contenu dans l’eau, lequel est
beaucoup plus biodisponible ou assimilable. Ce qui signifie qu’il est beaucoup plus facilement absorbé par l’organisme pendant son passage dans le système digestif. C’est pourquoi, ces mêmes chercheurs recommandent donc que les centres de traitement des eaux utilisent le moins possible d’aluminium pendant le processus de traitement de l’eau, afin de réduire non seulement la quantité de métal mais également l’accumulation à long terme de celui-ci dans l’organisme. Bien que l’aluminium soit considéré comme un « oligo-élément » (Taber’s Cyclopedic Médical Dictionaiy, 16e édition) et qu’il soit présent en infimes quantités dans les aliments, l’eau et les tissus vivants, l’organisme n’en manifeste le besoin dans aucune réaction métabolique. En fait, on soupçonne de plus en plus l’aluminium d’être une substance très toxique pour le cerveau.

En effet, des autopsies ont révélé la présence de taux anormalement élevés d’aluminium dans des enchevêtrements caractéristiques de tissus malades du cerveau de personnes décédées de la maladie d’AIzheimer. Ces soupçons se sont encore accentués vers le milieu des années 70, lorsque de jeunes patients suivant des dialyses pour des problèmes de reins, ont été atteints de symptômes de sénilité.
Les médecins ont alors découvert que la progression rapide de la sénilité était provoquée par la présence d’aluminium dans l’eau utilisée. En effet, dès que les taux d’aluminium furent ramenés en-dessous de 0.03 milligramme (30 microgrammes) par litre, les symptômes de la sénilité se sont rapidement estompés et les patients ont retrouvé leur état mental normal. Par ailleurs, dans l’île de Guam, où l’eau contient de fortes quantités d’aluminium, mais peu de calcium et de potassium, les cas de sclérose latérale amyotrophique, également appelée maladie de Lou Gehrig, sont beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. La maladie de Lou Gehrig cause aussi la sénilité et entraîne la mort. D’après les autopsies, cette maladie présente des caractéristiques très similaires à celle de la maladie d’AIzheimer, notamment en ce qui concerne les taux anormalement élevés d’aluminium dans les tissus du cerveau.

Les chercheurs britanniques, pour leur part, sont intimement convaincus qu’il existe un lien très étroit entre la quantité d’aluminium consommée à long terme par une personne et ses risques de développer la maladie d’AIzheimer. Ainsi, selon le sondage qu’ils ont effectué dans plus de 88 districts des comtés de l’Angleterre et du Pays du Galles, l’incidence de la maladie d’AIzheimer chez les personnes de moins de 70 ans est liée aux concentrations moyennes d’aluminium présentes dans l’eau po-
table qu’elles ont consommée au cours des 10 précédentes années. Ce qu’ils expliquent ainsi : « nous observions toujours un rapport entre l’incidence de la maladie d’AIzheimer et les concentrations d’aluminium dans l’eau, quelle que soit la façon dont les données étaient analysées ».

Après avoir lu ce qui précède vous aimeriez peut-être savoir quelle est la concentration d’aluminium contenue dans l’eau potable que vous consommez. Sachez que si elle est supérieure à 0,01 milligramme (10 microgrammes) par litre, vous aurez peut-être intérêt à vous procurer un système domestique particulier de filtration d’eau.
En outre, les autorités pourraient encourager les centres d’épuration des eaux à utiliser moins d’aluminium dans leurs procédés de traitement, en attendant que d’autres études scientifiques soient faites sur les risques potentiels d’une consommation à long terme d’aluminium.

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