Les fibres alimentaires pourraient combattre activement le cancer

Les fibres alimentaires pourraient combattre activement le cancer

Les fibres alimentaires pourraient combattre activement le cancer

Les scientifiques ont découvert un ingrédient actif contenu dans les fibres alimentaires qui pourrait contribuer à prévenir le cancer et même à traiter des cancers déjà déclarés. Ainsi, selon la revue Carcinogenesis, les fibres contiennent de l’hexaphosphate d’inositol (InsP6), un composé qui réduit de manière significative la taille et le nombre de tumeurs cancéreuses du côlon et du rectum chez les rats et les souris. Or, l’hexaphosphate d’inositol, aussi connu sous le nom
d’acide phytique, est présent dans le blé, le maïs, l’avoine et le riz. On trouve aussi ce composé en abondance dans les régimes riches en fibres qui contiennent beaucoup de grains. De plus, les médecins savent depuis longtemps que les fibres alimentaires réduisent les risques de cancer, mais ils croyaient jusqu’à présent que leur effet était uniquement dû à leur rôle dans le transport et l’évacuation rapides des déchets organiques.

Pour en savoir plus, le Dr Abulkalam Shamsuddin de l’université du Maryland à Baltimore, a décidé d’étudier les effets de l`InsP6 lorsqu’il a remarqué que le nombre des cancers variait chez les personnes dont l’alimentation était riche en fibres. La seule différence dans leur régime semblait être la quantité de InsP6. Le Dr Shamsuddin a donc décidé de vérifier l’efficacité d’InsP6 sans la composante « fibre ». D a retiré l’InsP6 des fibres et l’a introduite dans l’eau administrée à des animaux de laboratoire. Ces animaux ne recevaient aucune autre source de fibres alimentaires. Même sans aliments de lest, déclare le Dr Shamsuddin, « le nombre de cancers a diminué de manière significative chez les animaux traités et leurs tumeurs cancéreuses étaient 3 fois plus petites que celles d’un groupe témoin ».

Le Dr Shamsuddin précise encore que les comprimés d’InsP6 pourraient être utilisés un jour dans le traitement du cancer humain, car son extraction est facile. D’autres études des professeurs Graf et Eaton, publiées dans la revue Cancer, confirment les découvertes de Shamsuddin. Ces études ont montré que l’lnsP6 prévient le cancer du côlon et d’autres maladies inflammatoires de l’intestin. De plus, des recherches menées par le Dr Lilian Thompson de l’université de Toronto ont démontré l’effet anticancéreux de l’InsP6 chez les souris. D’autres études encore ont révélé que l’administration d’lnsP6 même 5 mois après le diagnostic du cancer peut contribuer à en ralentir la progression. Enfin, dans une étude précédente publiée dans la revue Carcinogenesis, le Dr Shamsuddin a démontré que l’hexaphosphate d’inositol réduisait les effets du cancer du gros intestin, du côlon et du rectum. « De fait, le cancer du gros intestin est le deuxième cancer aux États-Unis, avec 147.000 nouveaux cas chaque année », affirme-t-on dans Carcinogenesis.

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