Les thérapies à l'œstrogène combattent-elles les maladies cardiaques

Les thérapies à l'œstrogène combattent-elles les maladies cardiaques

Les thérapies à l’œstrogène combattent-elles les maladies cardiaques ?

Les femmes devraient-elles suivre des thérapies de remplacement de l’ œstrogène après la ménopause ? Certains méde- cins le croient parce que ces thérapies contribuent à réduire les risques de maladies cardiaques chez les femmes. C’est ce qu’indique un rapport récent paru dans The Western Journal of Médiane.
En effet, les femmes préménopausées présentent des taux plus faibles de maladies cardiaques que les hommes. Apparemment, l’œstrogène contribuerait à abaisser leurs taux sanguins de cholestérol total et de « mauvais » cholestérol. L’œstrogène fait aussi augmenter le taux de bon cholestérol. Bref, il protège les femmes des maladies cardiaques.
Après la ménopause, cependant, les femmes perdent cet avantage car leur organisme cesse de produire de l’œstrogène. Or, lorsqu’une femme se met à produire moins de cette hormone soit parce qu’elle arrive à la ménopause, soit à la suite d’une hystérectomie, son organisme cesse de combattre naturellement les accumulations de cholestérol. De toute évidence, cela accroît les risques de maladies cardiaques. En fait, elles se trouvent alors exposées à des risques comparables à ceux auxquels les hommes sont exposés.

Cependant, une femme peut continuer à profiter des effets bénéfiques de l’œstrogène si elle remplace l’hormone que son
organisme ne produit plus par une substance synthétique. Ainsi, selon une étude mentionnée dans Médical World News, les risques de mourir d’une crise cardiaque sont moins élevés chez les femmes qui suivent une thérapie de remplacement de l’œstrogène que chez les autres (40 %). En outre, leurs risques d’être victime d’un accident cérébro-vasculaire sont 2 fois moins élevé.
Malheureusement, les thérapies de remplacement de l’œstrogène ne conviennent pas à toutes les femmes. En effet, les femmes qui ont toujours leur utérus doivent être particulièrement prudentes. De plus, en raison des risques de cancer et d’autres maladies associées à ces thérapies, certaines femmes doivent suivre en plus une thérapie de remplacement de la progestérone.

En fait, par rapport à l’ œstrogène, la progestérone a un effet opposé sur les taux de cholestérol. En effet, elle élève les taux de « mauvais » cholestérol et abaisse ceux de « bon » cholestérol, ce qui a pour objet d’augmenter les risques de maladies cardiaques.
D’ailleurs, selon un rapport publié dans Geriatrics, des chercheurs ont démontré récemment qu’il était préférable d’essayer de tirer le moindre petit profit d’une thérapie de remplacement à l’œstrogène que d’augmenter les risques de faire un cancer du sein ou de l’endomètre. Ces chercheurs signalent à ce propos, qu’une américaine de 50 ans développera une maladie cardiaque dans 31 % des cas,
mais qu’elle ne développera un cancer de l’endomètre ou du sein que dans, respectivement, 9 et 3 % des cas. Comme un nombre très élevé de femmes meurent de maladies cardiaques, ces études suggèrent donc à toutes les femmes de suivre des thérapies de remplacement de l’œstrogène, à moins qu’elles ne soient exposées à d’autres facteurs de risques.

Quant aux effets combinés des thérapies à 1″ œstrogène et à la progestérone sur les taux de cholestérol sanguin, ils dépendent du type de progestérone utilisée. En effet, certaines formes de progestérone ont un effet moins marqué que d’autres. Votre médecin peut vous recommander le type de thérapies de remplacement de la progestérone et de l’œstrogène qui vous permettra d’obtenir les meilleurs résultats et vous assurera la meilleure protection contre les maladies cardiaques.

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