Les thérapies à long ternie de remplacement des hormones ont été associées au cancer du sein

Les thérapies à long ternie de remplacement des hormones ont été associées au cancer du sein

Les thérapies à long ternie de remplacement des hormones ont été associées au cancer du sein

De nombreuses femmes ménopausées prennent de l’œstrogène pour prévenir l’ostéoporose, les troubles cardiaques et circulatoires. Mais, des chercheurs suédois ont établi un lien entre cette hormone et le cancer du sein. C’est pourquoi les femmes et leur médecin devraient se pencher sur le fait de savoir si les avantages d’une thérapie à l’œstrogène l’emporteraient sur les risques de cancer.

En se fondant sur des dossiers médicaux, les chercheurs suédois ont identifié 23.244 femmes ménopausées et suivant les thérapies à l’œstrogène. Ils ont ensuite vérifié le nom de ces femmes avec le nom des personnes atteintes de cancer du sein figurant dans le registre national des cancers. (En Suède, les médecins doivent signaler aux autorités tous les nouveaux cas de cancers diagnostiqués). Après avoir comparé leurs noms, ils ont comparé les marques d’œstrogène utilisés, les doses et les durées des traitements.
Ils sont arrivés à la conclusion que les femmes qui prenaient de l’œstrogène pendant des périodes prolongées augmentaient de 10 % leurs risques de développer un cancer du sein. Après neuf ans de thérapie à l’œstrogène, ce risque augmentait de 70 %. De plus, ils ont remarqué que l’Estradiol, une forme puis-sante d’œstrogène, était le produit le plus souvent prescrit et présentait un facteur de risques de cancer du sein plus élevé que les estriols, qui sont des formes moins puissantes d’œstrogène.

De nombreux médecins déjà au courant du lien entre l’œstrogène et le cancer de l’utérus, prescrivent à leurs patientes ménopausées une combinaison d’œstrogènes et de progestine. Mais, d’après les chercheurs, bien que la progestine neutralise l’effet négatif de l’œstrogène dans le cas du cancer de l’utérus, les femmes qui suivent une thérapie combinant ces deux substances ont plus de risques de développer un cancer du sein. « L’œstrogène semble causer le cancer parce qu’il stimule la croissance des cellules des seins et de la paroi de
l’utérus… La progestine neutralise cet effet sur les cellules de
l’utérus, mais elle agit avec l’œstrogène pour stimuler la prolifération des cellules dans les seins… Par conséquent, la proges-
tine pourrait augmenter les effets de l’œstrogène sur le cancer
du sein. » Comme les Américaines ne prennent généralement pas la
même forme d’œstrogène que les Suédoises, personne ne connaît l’impact de ces découvertes sur les femmes aux États-Unis, ou ailleurs. Pour le moment, les spécialistes américainii défendent les bienfaits de l’œstrogène, en disant que poui chaque femme qui risque de décéder du cancer du sein à cauno d’une thérapie prolongée à l’œstrogène, 7 ou 8 autres femmes» peuvent être sauvées d’un décès prématuré dû à une crisa cardiaque ou à un accident cérébro-vasculaire.

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