L'huile de poisson  un aliment-guérisseur naturel

L'huile de poisson  un aliment-guérisseur naturel

L’huile de poisson : un aliment-guérisseur naturel

Un nombre croissant de chercheurs et de médecins découvrent les nombreux bienfaits que procure une substance naturelle appelée acide gras oméga 3. mais que l’on appelle communément « huile de poisson ». En effet, certaines études ont démontré que les gens qui
consomment d’appréciables quantités de poisson d’eau froide présentent des taux de maladies cardiaques coronariennes moins élevés que la moyenne, et cela même si elles ont une alimentation aussi grasse que les autres.
De plus, de récentes recherches ont démontré qu’il était bénéfique pour la santé d’ajouter du poisson dans son régime alimentaire, plus particulièrement pour remplacer la viande rouge et les produits laitiers.

Enfin, une équipe de chercheurs norvégiens dirigés par Kristian Bjerve a découvert que l’organisme réclame des acides gras oméga 3 pour dégrader normalement une autre sorte d’huile alimentaire : les acides gras oméga 6. Les acides gras oméga 6 sont de proches parents des acides gras oméga 3 et ils sont présents dans des aliments comme l’huile de carthame et les autres huiles de cuisson.
Ces chercheurs ont également établi un lien direct entre des doses quotidiennes d’acides gras oméga 3 et des taux normaux de certaines substances dans le sang, comme le plasma et les lipides. « Les acides gras oméga 3 pourraient aussi remplir une fonction spécifique dans la rétine de l’œil et dans le système nerveux central », explique Kristian Bjerve. D’autre part, selon un article paru dans Postgraduate Médi-
ane, les huiles de poisson sont riches en acide éïcosapentanoïque, un acide gras polyinsaturé de la série des acides gras oméga 3. Or, on a découvert que les acides gras essentiels, comme l’acide éïcosapentanoïque, jouaient un rôle important dans la prévention et le contrôle des maladies cardiaques et coronariennes, dans l’abaissement de la tension artérielle et dans la prévention d’une coagulation superflue du sang.

C’est pourquoi, certaines recherches en cours visent à déterminer l’utilité potentielle des huiles de poisson pour soulager l’angine de poitrine (douleur cardiaque), l’arthrite rhumatoïde et d’autres troubles inflammatoires, ainsi que les maladies rénales et le cancer du sein.
Pour l’instant, il est difficile de déterminer la quantité d’huile de poisson dont une personne a besoin. Selon Science News, une étude menée au Pennington Biomédical Research Center à Bâton Rouge, en Louisiane, a démontré que l’action anticoagulante de l’huile de poisson chez les animaux dépendait de la dose d’huile de poisson dont chacun avait besoin par rapport aux autres sortes de graisses polyinsaturées et non pas de la quantité absolue d’huile de poisson consommée.

À ce propos, les chercheurs norvégiens soutiennent quant à eux, que pour maintenir des taux normaux de plasma et de lipides, la plupart des gens ont besoin quotidiennement de 350 à 400 milligrammes d’acides gras oméga 3 sous forme d’huile de poisson purifiée.
Pourtant, comme aucun apport quotidien n’a été établi et que des doses sûres de suppléments d’acides gras n’ont pas été déterminées, « consommer du poisson frais deux ou trois fois par semaine est probablement une recommandation raisonnable, » dit-on dans Postgiaduate Medicine.

Voici comment l’huile de poisson contribue à prévenir les
maladies coronariennes :

Ele favorise la guerison des parois intérieures des vaisseaux sanguins

En effet, il arrive que les parois intérieures des vaisseaux sanguins subissent des blessures, parfois en raison de troubles de la circulation sanguine. C’est pourquoi, des plaquettes sanguines s’accumulent dans la région blessée et transmettent des signaux pour attirer des renforts, y compris des globules blancs qui combattent les microbes. Mais, il arrive que les renforts soient trop nombreux.
Le cholestérol, une composante naturelle du sang, s’accumule alors en quantités anormales dans une région de l’artère qui se rétrécit constamment. Puis les « renforts » continuent à envoyer des signaux, ce qui amène d’autres agents de coagulation à s’accumuler au même endroit.
C’est ce qui entraine l’athérosclérose, une forme de durcissement des artères causée par l’accumulation de dépôts (athéromes lipidiques) qui finissent par modifier les parois intérieures des artères.
Mais, ces dépôts réduisent la circulation sanguine, plus particulièrement dans les artères qui alimentent le cœur, de sorte que des régions entières du muscle cardiaque ne sont plus suffisamment irriguées, ce qui peut provoquer des douleurs cardiaques (angine de poitrine), voire des crises cardiaques.

Les blocages causés par les dépôts peuvent aussi entraîner la formation de caillots de sang, ce qui entrave encore davantage la circulation sanguine. Ce phénomène peut survenir dans de nombreuses parties de l’organisme autres que le cœur. Heureusement, l’huile de poisson oméga 3 contribue à la
guérison des parois intérieures des veines en rendant les plaquettes moins collantes, ce qui les empêche d’adhérer les unes aux autres et de bloquer les artères.

Elle fortifie les cellules

Une composante de l’huile de poisson, l’acide éïcosapentanoïque, pénètre dans les cellules qui forment les parois des artères. Les cellules fortifiées par cette substance se mettent alors à envoyer leurs propres signaux pour empêcher que d’autres plaquettes ne viennent s’agglutiner au même endroit.
Le Dr Alexander Leaf signale même dans Good Health, une publication de la faculté de médecine de l’université de Har-
vard, « qu’accroître sa consommation d’huile de poisson entraîne un léger abaissement du taux de cholestérol nuisible et parfois même un abaissement de la tension artérielle. » D’autres études signalées dans Total Nutrition Guide (Bantam Books) suggèrent que l’huile de poisson fait du bien aux articulations, soulage les malaises associés à l’arthrite, réduit les douleurs et peut même prévenir les migraines.

Enfin, selon Science News, des études plus récentes menées sur des animaux indiquent que des souris bien nourries qui suivaient un régime alimentaire à teneur élevée en gras et comprenant des huiles de poisson riches en acides graisses oméga 3, présentaient les caractéristiques suivantes :
• elles vivaient deux fois plus longtemps ;
• elle affichaient des taux de réponses auto-immunes nuisibles (maladies inflammatoires comme l’arthrite rhumatoide et le lupus, dans lesquelles des anticorps attaquent les propres tissus de l’organisme) deux fois moins élevés que les taux normaux ;
• elles ne souffraient d’aucune des maladies rénales qui frappent normalement tous ces types d’animaux de laboratoire ;
• elles présentaient des taux de cholestérol deux fois moins élevés que ceux de souris normales, et moins élevés que ceux de souris soumises à un régime alimentaire à teneur réduite en calories et en graisses.

Les chercheurs testent actuellement l’huile de poisson sur des êtres humains pour déterminer l’effet de cette substance sur diverses autres maladies. Ces maladies comprennent notamment le psoriasis, la néphrite (une inflammation des reins), le lupus, l’arthrite et certaines formes de cancers qui ont un effet sur le système immunitaire. Bien que vous puissiez vous procurer des suppléments
d’huile de poisson, qui se vendent généralement sous forme de gélules d’acides gras oméga 3, bon nombre de médecins esti-
ment qu’il est plus sûr de manger du poisson. En effet, pour obtenir des quantités suffisantes d’acides gras oméga 3, il faut prendre des doses élevées de suppléments, ce qui peut causer divers problèmes, et notamment :

□ De la diarrhée, des flatulences et des troubles d’estomac.
□ Une mauvaise coagulation du sang. Selon The Médical Letter, une coagulation plus lente du sang peut être très dangereuse et provoquer dans certains cas des hémorragies mortelles. Vous devez donc éviter les suppléments d’huile de poisson si vous prenez régulièrement de l’aspirine ou des anticoagulants, si vous devez subir une intervention chirurgicale ou si vous avez des antécédents familiaux d’accidents cérébro-vasculaires ou d’hémorragie.
□ Une trop forte consommation de vitamine E. Des doses élevées de suppléments d’huile de poisson peuvent entraîner la consommation de quantités élevées de vitamine E. Or, selon une étude réalisée par les professeurs Pauling et Enstrom, à fortes doses, la vitamine E nuit à la coagulation du sang et peut avoir des conséquences mortelles.
□ Une élévation des taux de glycémie chez les diabétiques. Selon Harry S. Glauber, de l’université de Californie à San Diego, l’huile de poisson peut déclencher le diabète chez les personnes souffrant de diabète latent. Jan Lipkin, de l`American Diabètes Association, indique également que les diabétiques qui prennent des suppléments d’huile de poisson ont plus de difficultés à contrôler leur taux de glycémie. Par conséquent, Harry S. Glauber et l`American Diabètes Association recommandent aux diabétiques et aux personnes exposées à des risques élevés de diabète d’éviter les suppléments d’huile de poisson.
□ Une consommation élevée de vitamine A. En effet, selon The New England Journal of Medicine, cette vitamine peut être toxique.
□ Le risque de consommer des quantités toxiques de vitamine D.
□ Le risque de surdoses de vitamine A et de vitamine D provoquées par l’huile de foie de morue qui contient du cholestérol. C’est d’ailleurs pour cela que le Dr Nathaniel Shafer du New York Médical Collège souligne donc dans Médical Tribune que l’huile de foie de morue devrait être évitée.

Par ailleurs, le poisson frais ou surgelé qui vit normalement en eau froide et profonde contient les taux les plus élevés des 2 substances bénéfiques contenues dans l’huile de poisson : l’acide éïcosapentanoïque et l’acide docasahexanoïque. Mais 11 n’est pas recommandé de manger du poisson en conserve, car le processus de mise en conserve détruit la majeure partie des acides gras oméga 3.

Notez également que si vous n’aimez pas beaucoup le poisson, vous pouvez obtenir une certaine quantité d’acide éïcosapentanoïque dans des aliments de source végétale. Malheureusement, à quantité égale, la plupart des substances végétales sont généralement plus faibles en acides gras oméga 3 que le poisson.
Enfin, la margarine est aussi riche en acides gras oméga 3. principalement parce qu’elle est fabriquée à base de fèves de
soja. Malheureusement, cette substance est plus riche en matières grasses saturées que le poisson ou les autres sources végétales d’acides gras oméga 3.

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