L'incidence du cancer est-elle plus élevée là où le soleil ne brille pas

L'incidence du cancer est-elle plus élevée là où le soleil ne brille pas

L’incidence du cancer est-elle plus élevée là où le soleil ne brille pas ?

Pour vous protéger du cancer du côlon, une nouvelle étude suggère de prendre plus de soleil en hiver. En effet, depuis plusieurs années déjà, les scientifiques ont remarqué que le nombre de cancers du côlon est plus élevé dans les parties du monde les moins ensoleillées.
En fait, une étude récente du gouvernement des États-Unis montre que dans ce pays, le nombre le plus élevée de cancers du côlon se situe le long d’une ligne qui va du Maine à l’Iowa. Six chercheurs du Maryland et de la Californie se sont alors demandé si les différences inexpliquées n’étaient pas attribuables à la vitamine « soleil », c’est à dire la vitamine D.
Pour cela, en 1947, 25.620 volontaires d’un comté de l’État du Maryland ont fait mesurer leur taux de vitamine D. 9 ans plus tard, les chercheurs sont retournés dans le même comté pour vérifier lequel de ces sujets souffrait du cancer du côlon. Ils ont découvert que les personnes dont la concentration sanguine en vitamine D est égale ou supérieure à 20 nanogrammes par millilitre sont 3 fois moins exposées au cancer du côlon que les autres. De plus, lorsque le taux de vitamine D activée est inférieur à 20 mg/ml, les risques de cancer du côlon sont plus élevés.

Mais, le taux de vitamine D dans le sang varie d’une saison à l’autre, surtout sous les climats froids qui bénéficient de moins d’ensoleillement. En fait, les rayons du soleil activent un précurseur de la vitamine D dans la peau et le transforme en un composé utilisable par les tissus.

Ainsi, selon un rapport paru dans The Lancet, en Angleterre, lee taux de vitamine D dans le sang varient d’une moyenne de 13 nanogrammes par millilitre, en mars à plus de 20 nanogrammes par millilitre, en août. Chez les personnes âgées, le taux hivernal de vitamine D est encore plus faible, ne dépassant pas un sixième du taux estival, dans certains cas. Il est important de noter que même en buvant beaucoup de vitamine D dans du lait enrichi, en mangeant des aliments qui fil sont riches comme le poisson et les œufs, et même en prenant des suppléments de vitamine D, on peut malgré tout souffrir de carence en vitamine D activée par un manque de lumière solaire.
« Tout ce qui empêche les rayons du soleil de pénétrer dans la peau réduira la production de vitamine D par l’organisme, »
dit-on dans l’ouvrage intitulé Vitamin and Minerai Encyciopedia. Or. ce sont les rayons ultra-violets qui déclenchent l’action de la vitamine D dans l’organisme.

Il faut bien sûr éviter les coups de soleil et l’exposition excessive aux rayons ultra-violets par crainte du cancer de la poau. En fait l’organisme a besoin de rayons ultra-violets pour activer la vitamine D, mais l’exposition au soleil ne doit pas endommager la peau. En général, il est conseillé de s’exposer au soleil pendant les mois d’automne et d’hiver pour maintenir un taux de vitamine D comparable à celui des mois d’été. En effet, seuls les rayons ultra-violets d’une certaine longueur d’onde produisent la vitamine D essentielle, à l’organisme. Or, de très petites quantités de ces rayons ultra-violets atteignent la surface de la terre sous les latitudes septentrionales pendant les mois d’hiver, même lorsque le soleil est à son zénith. Mais, pendant l’été, quelques minutes d’exposition au soleil produisent toute la vitamine D dont l’organisme a besoin.

Une mise en garde s’impose : ne vous exposez pas trop au soleil. Même un apport légèrement supérieur à l’apport nutritionnel recommandé (ANR) en vitamine D activée peut causer des effets secondaires mineurs (maux de tètes, tintements dans les oreilles, nausées) ou graves (dommages au cœur et aux reins, voire même la mort). « De tous les éléments nutritifs analysés…(incluant les graisses, l’apport total en calories et en fibres alimentaires), seuls la vitamine D et le calcium ont une influence sur le cancer du côlon », conclut le rapport du magazine The Lancet.

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