L'incontinence urinaire chez les personnes âgées

L'incontinence urinaire chez les personnes âgées

L’incontinence urinaire chez les personnes âgées

L’incontinence urinaire est une affection problématique, irritante et surtout fort embarrassante. Au moins 10 millions d’adultes en sont atteints aux États-Unis.

On la définit comme une « émission involontaire d’urine, suffisamment grave pour avoir des conséquences sociales ou hygiéniques ». C’est un problème qu’il ne faut ni ignorer ni prendre à la légère. Les complications de l’incontinence urinaire se traduisent par des irritations cutanées, des plaies, des infections cutanées et des infections urinaires. D’autre part, comme les personnes incontinentes ont des activités sociales plus limitées, cette affection peut entraîner l’isolement et la dépression de la personne qui en est atteinte.
Selon un rapport publié dans U.S. Pharmacist, il existe plusieurs sortes d’incontinence urinaire.
□ L’incontinence urinaire d’effort : c’est l’émission involontaire d’une petite quantité d’urine lorsqu’on rit, on tousse ou on éternue.
□ L’incontinence essentielle : c’est la forme la plus courante d’incontinence chez les personnes âgées. Chez les personnes qui en souffrent, le besoin d’uriner devient rapidement si puissant qu’elles ne peuvent se retenir. Habituellement, une petite quantité d’urine est émise toutes les quelques heures.
□ L’incontinence par regorgement : consiste en un écoulement goutte à goutte de l’urine.
□ L’incontinence fonctionnelle : c’est l’émission involontaire d’une grande quantité d’urine en une seule fois. Ce problème est souvent associé à des handicaps physiques ou mentaux, la personne étant soit incapable de se rendre aux toilettes, soit incapable de reconnaître le besoin d’uriner jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
□ L’incontinence mixte : c’est une combinaison d’incontinence d’effort et d’incontinence essentielle. Elle est courante chez les personnes âgées.

Bien que certains cas d’incontinence nécessitent un traitement médicamenteux, il existe des remèdes-maison, simples d’emploi, pour aider à maîtriser l’incontinence.

□ L’exercice des muscles pelviens (exercices Kegel) : ces exercices fortifient les muscles qui aident à contrôler l’écoulement urinaire. Us consistent simplement à contracter volontairement les muscles qui empêchent l’écoulement de l’urine. C’est un exercice tout simple !
Répétez-le 10 fois de suite, détendez-vous et répétez-le encore 10 fois. Augmentez peu à peu le nombre de contractions, chaque jour. Répétez l’exercice plusieurs fois par jour, pendant plusieurs minutes. Toutefois, n’en faites pas trop le premier jour, ménagez-vous sinon vous auriez mal le lendemain. Les exercices Kegel contribuent large-
ment à soulager l’incontinence des femmes.
□ Le biofeedback : il est utile pour soulager l’incontinence d’effort et l’incontinence essentielle. Les patients apprennent à mieux contrôler la rétention de l’urine. (Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, consultez votre médecin.)
□ L’entraînement de la vessie : il consiste à contrôler les mictions en urinant à intervalles réguliers et courts. Prolongez ensuite les intervalles jusqu’au point de tolérance maximale. Cette méthode est particulièrement utile dans le cas d’incontinence d’effort ou d’incontinence essentielle. Elle soulage de nombreux patients.
□ Les traitements palliatifs : ils ne « traitent » pas vraiment rincontinence, mais ils aident les patients à se sentir moins isolés socialement. Ils consistent à utiliser des produits absorbants ou des dispositifs externes de rétention d’urine pour les hommes, ou encore des bassins hygiéniques.

Les remèdes très simples dont nous venons de parler peuvent aider à soulager l’incontinence. Cependant, il ne faut pas les substituer à un examen médical.

Si vous souffrez d’incontinence urinaire, consultez immédiatement votre médecin afin d’en déterminer la cause et de trouver un traitement approprié.
Enfin, dites-vous que l’incontinence urinaire est certes gênante, mais qu’elle n’est pas nécessairement un handicap permanent. En effet, les conseils de votre médecin, combinés à des remèdes-maison simples et pratiques, peuvent vous aider à contrôler ce problème et à retrouver une vie normale.

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