L'oignon et l'ail pourraient être des agents anticancéreux naturels

L'oignon et l'ail pourraient être des agents anticancéreux naturels

L’oignon et l’ail pourraient être des agents anticancéreux naturels

Vous n’aimez peut-être pas l’odeur de l’ail et de l’oignon ou l’haleine qu’ils vous donnent. Mais votre estomac et votre côlon réclament peut-être désespérément les substances bénéfiques que fournissent ces membres de la famille des liliacées.

Ce sont des scientifiques du National Cancer Institute (NCI), qui lors d’un travail en collaboration avec des collègues chinois, ont découvert que les chinois qui mangent beaucoup d’ail et d’oignons ont 25 % de moins de cancers de l’estomac que les autres chinois.

Toutefois les chercheurs n’ont toujours pas découvert comment les oignons, l’ail, la ciboulette, les poireaux et les échalotes peuvent réduire le nombre de ces cancers souvent fatals. Ainsi, selon un article publié dans la revue Health, un représentant du NCI pense que ces légumes doivent leurs propriétés anticancéreuses aux substances odorantes qu’ils contiennent : les sulfures d’allyle. Des scientifiques de l’université de Californie à Berkeley estiment, pour leur part, que la réponse réside dans un composé chimique ambivalent, la quercétine. Cette substance change de camp dans la bataille contre le cancer,
agissant parfois comme un puissant déclencheur de la maladie et parfois comme un agent anticancéreux.

On trouve la quercétine dans les liliacées et dans les légumes vert foncé ou jaunes, comme le brocoli et la courge. Les raisins rouges et des plantes communes, comme la fougère, en contiennent aussi. Enfin, les oignons ont une teneur particulièrement élevée en quercétine. Par contre, dans les fougères et le vin rouge (fabriqué à partir de raisins fermentes), la quercétine semble agir comme agent mutagène qui aide à déclencher le développement de tumeurs cancéreuses. Par contre, dans les fruits et les légumes, la quercétine se lie aux sucres naturels et devient neutre, ne causant ni ne prévenant le cancer. Cependant, lorsque les molécules de quercétine et de sucre atteignent le système digestif, les enzymes naturelles dégradent les sucres et libèrent la quercétine dans l’estomac et les intestins. Il faut toutefois noter que certaines enzymes bactériennes présentes dans le système digestif ont une action différente selon les aliments, ou ne réagissent qu’à certains aliments. Par exemple, certaines bactéries ne réagissent qu’en présence de produits laitiers. C’est pourquoi les scientifiques de Berkeley pensent que l’action de la quercétine dans le système digestif dépend du type de bactéries présentes naturellement dans l’intestin et de la combinaison des aliments dans notre régime alimentaire.

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