Quand peut-il être dangereux d'abaisser la tension artérielle

Quand peut-il être dangereux d'abaisser la tension artérielle

Quand peut-il être dangereux d’abaisser la tension artérielle ?

Dans cruelle mesure faut-il abaisser la tension artérielle ? C’est la question que se posent les chercheurs de l’Albert Einstein Collège of Medicine de New York, depuis qu’une étude a révélé l’existence de dangers dus à de très importantes ou à de très faibles modifications de la tension artérielle. C’est ainsi que le rapport de cette étude, publié dans The Journal oi the American Médical Association, en a conclu que la tension artérielle doit être modifiée avec modération.

Les chercheurs expliquent en effet, que beaucoup de personnes ont été victimes de aises cardiaques graves ou mortelles à la suite de traitements qui avaient fait diminuer leur tension artérielle de moins de 6 points ou de plus de 18 points. En revanche, les crises cardiaques étaient moins nombreuses chez les personnes dont la pression* diastolique avait été abaissée de 7 à 17 points.
Selon cette étude, les personnes qui abaissent leur tension artérielle de manière draconienne ou même très légèrement risquent 3, voire 4 fois plus de faire une crise cardiaque que celles qui l’abaissent modérément. Cette expérience a donc révélé que les risques de crises cardiaques mortelles étaient à peu près identiques, quelle que soit l’importance de la diminution de la tension artérielle. Cependant, dans un rapport paru dans le Journal oi the American Médical Association, des chercheurs se sont interrogés à ce sujet sans toutefois s’expliquer les raisons de ce phénomène.

Par ailleurs, selon un article paru dans le New York Times, il ressort de cette expérience que le niveau de tension artérielle actuellement considéré comme idéal n’est pas très réaliste et qu’il peut même se révéler dangereux pour de nombreux patients. ifjl O iMJlfl jum-wQ
Suite à ces expériences, ces chercheurs ont émis l’hypothèse qu’une diminution très prononcée de la tension artérielle pouvait entraîner une mauvaise circulation dans les artères coronaires. Le cœur ainsi mal irrigué, une crise cardiaque pouvait se déclencher.

En revanche, ils ont réduit l’importance d’autres facteurs, tels que les réactions auxmédicaments et à d’autres maladies, le tabagisme et l’alcool. En effet, ces facteurs étaient largement représentés chez
certaines personnes affichant des baisses modérées de tension artérielle et un moins grand nombre de crises cardiaques. Rappelons que, pour réaliser cette étude, les médecins ont sélectionné 1.765 patients, dont les trois quarts étaient des
hommes et leur moyenne d’âge tournait autour de 52 ans. Au début, tous les patients avaient une pression systolique supérieure à 16 ou une pression diastolique supérieure à 9,5. La plupart suivaient des thérapies médicamenteuses standard pour faire baisser leur tension artérielle et prenaient des diurétiques, des inhibiteurs calciques ou des bêta-bloquants.

Selon le rapport publié dans le Times, les chercheurs accordèrent moins d’importance au type de médicaments utilisé qu’au degré d’abaissement de la tension artérielle. Car il n’est pas possible, selon eux, d’établir une relation directe dans le temps entre une baisse prononcée de la tension artérielle et la crise cardiaque qui en découle. En effet, certaines crises cardiaques survenaient quelques semaines après le traitement, tandis que d’autres se produisaient plusieurs mois plus tard.

C’est pourquoi les médecins en sont venus à faire 2 sugges-
tions :

□ Le médecin traitant doit rechercher pour chacun de ses patients un traitement personnalisé qui protège son cœur tout en lui permettant d’abaisser sa tension artérielle.
□ Tant que ce but n’est pas atteint, le médecin doit rester prudent en cherchant à réduire modérément la tension artérielle de ses patients atteints d’hypertension (soit une baisse de la pression diastolique se situant entre 7 et 17 points).

Commentaires

Commentaires