Sachez reconnaître les signes annonciateurs d'accidents cérébro-vasculaires

Sachez reconnaître les signes annonciateurs d'accidents cérébro-vasculaires

Sachez reconnaître les signes annonciateurs d’accidents cérébro-vasculaires

Si vous ressentiez une douleur à la poitrine, vous y verriez sans doute un signe précurseur de crise cardiaque. Mais si un bras ou une jambe devenait tout à coup faible ou insensible ? Si vous aviez des alourdissements, la vision brouillée ? Si vous perdiez la vision d’un œil? Si vous aviez des troubles d’élocution ou des difficultés pour marcher ou pour rester debout ? Sauriez-vous reconnaître dans ces symptômes, apparemment sans rapport, comme étant les signes précurseurs d’un accident vasculaire du cerveau. 3ème cause de décès et une cause majeure d’invalidité ? L’Américain Heart Association (AHA) indique qu’environ 10 % des accidents cérébro-vasculaires sont précédés d’accès ischémiques transitoires » (AIT). Les AIT sont souvent appelées  « petits accidents », car ils affectent les membres, la vision, l’équilibre ou l’élocution et ne durent que quelques minutes. Ils devraient pourtant être considérés comme des signes avant-coureurs d’accidents cérébro-vasculaires, affirme l’AHA. Car. les personnes qui ont fait l’expérience de ces obstructions momentanées de la circulation dans une partie du cerveau sont 10 fois plus sujettes à la paralysie que les autres, n`est important que le public sache que les signes d’accidents cérébro-vasculaires sont nombreux et variés, note le Dr Louis R. Caplan de Boston, président du conseil sur les accidents cérébro-vasculaires de l’AHA. En effet, ils ne sont pas aussi clairs que les signes de crise cardiaque. Malheureusement, on ne connaît pas le fonctionnement du cerveau, dit le Dr Caplan. « Lorsque ces signes surviennent, les gens ne font pas le lien avec le système nerveux. Or, si l’on traitait ces symptômes à l’aide de médicaments ou de chirurgie, on pourrait prévenir un accident cérébro-vasculaire fatal ou très handicapant. »

D’autre part, comme 38 % des victimes décèdent en moins
d’ 1 mois, les 30 jours qui suivent un accident cérébro-vasculaire sont critiques. Pourtant, selon l’AHA, près de la moitié des victimes d’un accident vascuiaire du cerveau survivent pendant plus de 7 ans. Donc, une surveillance médicale précoce peut faire une importante différence dans le pronostic. Mais il est encore plus important d’essayer de réduire vos risques, car il est possible de contrôler de nombreux facteurs déclencheurs d’un accident vascuiaire du cerveau. L’hypertension artérielle, les maladies cardiaques, un taux élevé de globules rouges, des AIT. un taux de cholestérol élevé, le tabagisme, la consommation abusive d’alcool, l’inactivité physique et
l’obésité sont tous des facteurs qui augmentent les risques d’accidents cérébro-vasculaires. Mais il est possible de les corriger et même de les éliminer. Pour réduire vos risques d’accidents cérébro-vasculaires, vous pouvez cesser de fumer, abaisser votre pression sanguine, augmenter votre activité physique et perdre du poids.

Il faut cependant tenir compte de nombreux autres facteurs qu’on ne peut pas changer, tels que : l’âge, le sexe, la race, l’apparition d’un diabète sucré, un accident antérieur, l’hérédité et le « bruit carotidien asymptomatique » (un bruit caractéristique qui indique qu’une obstruction s’est produite, et qui réduit la circulation sanguine dans le cerveau). Les personnes présentant de nombreux facteurs de risques doivent savoir reconnaître les signes annonciateurs d’accidents cérébro-vasculaires et y être très attentives.

En résumé, voici les principaux signes prémonitoires d’accidents vasculaires du cerveau :
• faiblesse ou engourdissement soudain d’une partie du visage, d’un bras ou d’une jambe situés du même côté du corps ;
• perte d’élocution ou difficulté à parler ou à comprendre la parole (aphasie) ;
• affaiblissement ou perte de vision, plus particulièrement dans un œil ;
• étourdissements inexplicables, surtout associés à d’autres symptômes neurologiques ;
• maux de têtes violents et inhabituels ;
• toute paralysie d’un côté du corps.

Si vous avez déjà ressenti l’un ou l’autre de ces symptômes, prenez rendez-vous avec votre médecin dans les plus brefs délais.

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