Surmontez les troubles affectifs saisonniers et la dépression grâce à la photothérapie

Surmontez les troubles affectifs saisonniers et la dépression grâce à la photothérapie

Surmontez les troubles affectifs saisonniers et la dépression grâce à la photothérapie

Vous avez le cafard ? Vous avez des fringales, vous prenez du poids, vous ne dormez plus longtemps. Vous réclamez du soleil et avez envie d’hiberner.
C’est peut-être que vous souffrez de troubles affectifs saisonniers, une affection qui touche 5 millions d’américains tous les ans, selon un rapport publié dans Postgraduate Médecine . En fait, les troubles affectifs saisonniers, dont les manifestations sont 4 fois plus nombreuses chez les femmes que chez les hommes, sont une forme de dépression déclenchée par les courtes journées de l’hiver. Apparemment, le manque de rayonnement lumineux engendre chez certaines personnes une profonde dépression qui disparaît avec l’arrivée du printemps.

Pourtant, les troubles affectifs saisonniers peuvent aussi survenir Tété, mais ils sont plus répandus en hiver. En effet, selon un rapport paru dans Science News, votre lieu de résidence peut également influencer vos penchants à souffrir de dépression hivernale.
En effet, dans une étude portant sur les causes motivant les visites médicales en Floride, au Maryland, dans l’État de New York et au New Hampshire, on a découvert qu’en Floride, seulement 1,4 % des patients présentaient des symptômes de troubles affectifs saisonniers, et 10 % parmi les patients du New Hampshire. Les chercheurs pensent que le climat ensoleillé de la Floride explique probablement cette différence. Une autre étude a montré que 9 % des résidents de l’Alaska souffrent de dépression hivernale.
Toutefois, vous n’avez pas besoin de déménager dans le sud pour surmonter la dépression hivernale. Une mégadose de lumière artificielle pendant 1 ou 2 heures le matin devrait suffire, selon le rapport du Postgraduate Médecine.

Pour cela, vous aurez besoin d’une « boîte à lumière » (que vous pouvez acheter) qui produit un rayonnement lumineux 5 fois plus intense que la lumière d’un bureau. Vous lirez ou travaillerez à environ 1 mètre de cette source lumineuse et devrez « y jeter un coup d’œil à plusieurs reprises toutes les minutes, » conseille-t-on dans l’étude. Cependant, si vous avez les yeux fatigués ou souffrez de maux de tête, éloignez-vous un peu de la source lumineuse. D’après les chercheurs, vous devriez remarquer une amélioration de votre état au bout de 4 jours. Enfin, après deux semaines, vous pourrez réduire l’exposition à 2 ou 3 fois par semaine, tout en continuant le « traitement » jusqu’à la fin de l’hiver.

Bien entendu, vous devrez consulter votre médecin avant d’entreprendre un tel traitement. La photothérapie réajuste le rythme circadien (ou cycle d’éveil) et de sommeil de 24 heures. (Le rythme circadien est sensible à la lumière et indique à l’organisme quand il doit dormir et quand il doit se tenir éveillé).

Selon une étude parue dans le Médical Tribune, l’horloge interne règle aussi d’autres fonctions comme la température corporelle, qui est un peu plus élevée le soir, pour protéger l’organisme du froid pendant le sommeil. Pendant l’hiver, alors que les jours sont plus courts et souvent nuageux, votre rythme circadien peut « retarder » et vous faire dormir jusqu’à 16 heures par jour. C’est pourquoi, une mé-
gadose de lumière artificielle le matin aide à « survolter » l’horloge interne et à l’ajuster aux jours sombres de l’hiver. Ainsi, la photothérapie aide non seulement les personnes atteintes de troubles affectifs saisonniers, mais aussi les travailleurs dont le rythme de travail est variable, les voyageurs qui souffrent de décalage horaire et les personnes âgées qui ont des troubles du sommeil, précise-t-on dans le rapport mentionné ci-dessus. En vieillissant, votre horloge interne changera naturellement, mais la photothérapie peut aussi vous aider à vous ajuster à vos nouvelles habitudes de sommeil.

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