Un peu de sucre de table peut être sans danger pour certains diabétiques

Un peu de sucre de table peut être sans danger pour certains diabétiques

Un peu de sucre de table peut être sans danger pour certains diabétiques

Enfin une bonne nouvelle pour les diabétiques! Selon une étude australienne, l’addition de sucrose à l’alimentation des diabétiques de type II (diabète non-insulino-dépendant) n’a eu aucun effet nocif. De fait, le sucrose est un édulcorant naturel que la plupart d’entre nous connaissons sous sa forme raffinée le sucre de table.

« Notre étude suggère que l’utilisation contrôlée de sucrose peut être envisagée pour certains diabétiques », affirment les chercheurs dans un rapport publié dans The American Journal of Clinicaî Nutrition. Les résultats de cette étude et de bien d’autres encore pourraient redéfinir les recommandations alimentaires à l’intention des diabétiques.
En fait, les diabétiques ne métabolisent pas efficacement les sucres naturels. Jusqu’à maintenant, on leur recommandait d’éviter complètement le sucre de table. C’est pourquoi, les diabétiques utilisent habituellement des édulcorants artificiels comme l’aspartame. Lors de cette étude, les chercheurs ont étudié 9 sujets dont le diabète s’était stabilisé. Aucun d’en eux ne prenait d’insuline et tous étaient en bonne santé. 3 sujets ne suivaient qu’un traitement diététique, tandis que les 6 autres recevaient des médicaments hypoglycémiques en plus d’un traitement diététique. Les chercheurs ont ensuite divisé les sujets arbitrairement en 2 groupes pendant 6 semaines. Le premier groupe recevait environ 45 grammes de sucrose par jour et le deuxième environ 150 grammes d’aspartame (une quantité équivalente au pouvoir édulcorant du sucrose).

Après cette période expérimentale, les participants n’ont observé aucun effet nocif des suppléments de sucrose et ont réussi à métaboliser le sucre, même sans médicaments. De plus, la concentration totale de cholestérol, le taux de lipoprotéines de haute densité (HDL, ou bon cholestérol) et de triglycérides (un type de lipides présents dans le sang) n’avaient pas changé de
manière significative à la fin de chaque période de l’étude, si on les comparait aux taux mesurés avant le début de l’expérience. Enfin, les taux de glycémie et d’insuline, eux aussi, étaient demeurés stables.

Selon les chercheurs, il ne faut pas généraliser ces résultats. Il est même important de souligner les points suivants :
□ La forme de sucrose utilisée joue un rôle important. En effet, les participants ont utilisé le sucrose uniquement comme additif dans le café, le thé et les céréales pour Ie petit déjeuner. Les pâtisseries et les gâteaux riches en matières grasses et en sucre n’ont pas été évalués.
□ Les participants doivent être suivis pour déterminer si Ie traitement a des effets secondaires à long terme.
□ Il est important d’avoir une alimentation de « type diabétique ». En effet, Les études dans lesquelles un régime riche en hydrates de carbone était additionné de sucrose n’ont pas donné de bons résultats.
□ L’étude ne portait que sur 9 sujets. Or, des études de plus grande envergure sont nécessaires pour déterminer plus précisément des résultats qui pourraient s’appliquer
à la plupart des diabétiques de type II.

C’est pourquoi, si vous êtes diabétique, n’expérimentez pas ce régime tout seul. Consultez votre médecin avant d’apporter des changements à votre alimentation ou à votre traitement.

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