Un sucre naturel qui pourrait endommager votre cœur

Un sucre naturel qui pourrait endommager votre cœur

Un sucre naturel qui pourrait endommager votre cœur

Selon un article publié dans The American Journal of Clinical Nutrition, les personnes qui voudrait abaisser leur taux de cholestérol et diminuer leurs risques de crises cardiaques doivent surveiller leur consommation de fructose. Le fructose est un sucre naturel que l’on trouve dans les fruits et le miel. Mais on peut aussi l’obtenir d’une autre façon. Le système digestif dégrade le sucre de table ou sucrose en proportions égales de fructose et de glucose. Ainsi, sur 1.000 calories alimentaires, environ 100 d’entre elles, ou 10% sont transformées en fructose. Or, aujourd’hui, de nombreux médecins recommandent à leurs patients de remplacer le sucre de table par du fructose dans leur alimentation. D’autre part, les chercheurs sont curieux d’observer les effets du fructose, car ce sucre est de plus en plus utilisé comme édulcorant dans les boissons gazeuses et les aliments transformés.

Ainsi, dans une expérience d’une durée de 10 semaines, ils ont étudié les effets d’une augmentation de 20 % de la consommation de fructose. Pendant les cinq premières semaines, 21 hommes ont donc suivi un régime américain typique riche en graisses, additionné de fructose. Durant ce régime, chaque sujet a consommé plus de 3.200 calories par jour. De plus, la teneur en cholestérol et en graisses excédait les limites recommandées par l’American Heart Association. Enfin, pendant les cinq dernières semaines, le fructose a été remplacé par de la fécule de maïs riche en amylose.

Cette étude a permis d’arriver à la conclusion que le fructose fait augmenter de 13 % le taux d’acide urique, l’un des facteurs contribuant aux maladies cardiaques. De plus et bien que la hausse des taux de cholestérol et de tnglycérides soit seulement passée de « faible à modérée », les chercheurs y voient tout de même le signe d’une inquiétante tendance. Pire encore, l’étude a mis en évidence que « la hausse des taux de cholestérol et de triglycérides touchait les lipoprotéines de très basse densité. Or, les lipoprotéines de basse densité sont les « mauvaises » lipoprotéines, celles qui augmentent les risques de maladies cardiaques. À cet égard, il est bon de savoir que les personnes dont le taux de triglycérides est déjà élevé sont les plus exposées. En effet, dix des 21 sujets masculins de l’étude étaient dans cette catégorie.

 

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