Une alimentation riche en fibres réduit considérablement les taux de cancer rectal

Une alimentation riche en fibres réduit considérablement les taux de cancer rectal

Une alimentation riche en fibres réduit considérablement les taux de cancer rectal

Une alimentation riche en fibres peut abaisser les risques de cancer rectal de manière significative. C’est ce qu’a permis de découvrir une étude scientifique d’une durée de 4 ans. En fait, selon un rapport encourageant publié dans le Journal of the National Cancer Institute, cette baisse est surtout attribuable à la réduction du nombre de tumeurs rectales cancéreuses. De fait, les meilleurs résultats ont été observé chez les sujets consommant environ 30 grammes de fibres par jour, soit plus du double de la quantité que prennent habituellement la plupart des américains.

En effet, les fibres semblent inhiber la formation de polypes rectaux bénins. Les polypes étant de petites tumeurs implantées par un pédicule ; ils ressemblent parfois à de petits champignons qui poussent sur la paroi du rectum et du gros intestin. Or. lorsqu’ils ne sont pas découverts ou ne sont pas traités, ces polypes bénins se transforment presque toujours en tumeurs cancéreuses.

D’autres études avaient déjà démontré que les régimes riches en fibres diminuaient les risques de cancer du côlon. Les chercheurs ont donc étudié 58 sujets pour déterminer si ces bienfaits peuvaient s’étendre à l’extrémité inférieure de l’appareil digestif. Avant le début de l’expérience, les sujets ont d’abord subi un examen visant à mesurer la taille et le nombre des polypes présents au départ. Ils ont ensuite été divisés en 3 groupes : 16 d’entre eux ont pris de la vitamine C et de la vitamine E avec un supplément faible en fibres (groupe des vitamines) ; 20 autres sujets ont pris les vitamines avec un supplément riche en fibres (groupe des fibres) et enfin 22 sujets
n’ont reçu qu’un supplément sous forme de céréales pauvres en fibres (groupe témoin). En moyenne, le « groupe des vitamines » consommait 11,3 grammes de fibres de blé par jour, le « groupe des fibres », 22,4 grammes et le « groupe témoin », 12,2 grammes. Précisons que les chercheurs avaient choisi les fibres de blé et les vitamines C et E, car de nombreuses études avaient confirmé leurs propriétés anticancéreuses exceptionnelles. Les fibres de blé, un type de fibre alimentaire insoluble, étaient celles d’une marque bien connue de céréales pour le petit déjeuner.

Les chercheurs ont examiné les sujets tous les 3 mois pour suivre l’évolution de leurs tumeurs. De plus, des infirmières leur donnaient des conseils lorsqu’ils éprouvaient des difficultés pour suivre leur régime. Après six mois, la taille et le nombre des polypes avaient diminué de moitié chez les sujets du « groupe des fibres ». Par contre, les chercheurs n’ont constaté aucun changement (ni augmentation, ni diminution) chez les sujets du « groupe des vitamines ». « Un apport élevé en fibres et, dans une moindre mesure, un apport important en vitamines ont été associés à une diminution du nombre des polypes », a conclu le rapport relatif à cette étude. Voilà une découverte encourageante pour les personnes qui ont une prédisposition génétique aux tumeurs rectales. n´est bon de noter que, tout au long de cette étude, les sujets étudiés ont eu beaucoup de mal à suivre rigoureusement leur régime. Ce qui a fortement étonné les chercheurs, puisque les sujets connaissaient leurs risques de cancer. En fait, ce sont les sujets du « groupe des fibres » qui ont suivi le plus fidèlement leur régime et qui ont obtenu les meilleurs résultats, suivis du « groupe des vitamines » et enfin du « groupe témoin ».

Par ailleurs, en plus des thérapeutiques alimentaires, un nouveau traitement des polypes du côlon à l’aide d’anti-inflammatoires non stéroïdiens semble prometteur, selon le Médical World News. L’efficacité des anti-inflammatoires non stéroïdiens tient au fait qu’ils limitent la production des prostaglandines. un type d’acides gras présent en grande quantité dans les tumeurs. Ainsi, une dose quotidienne d’indométacine, un antiinflammatoire non stéroïdien, a réussi à empêcher la formation de polypes chez 11 patients ayant déjà subi l’ablation chirurgicale de tumeurs du côlon.

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