Une carence en sélénium peut entraîner cancer, troubles digestifs et asthme

Une carence en sélénium peut entraîner cancer, troubles digestifs et asthme

Une carence en sélénium peut entraîner cancer, troubles digestifs et asthme

On remarque que les hommes semblent plus sensibles que les femmes aux carences en sélénium. Et, selon un rapport paru dans le Journal of the National Cancer Institute, les hommes dont le taux de sélénium dans le sang est bas sont plus exposés au cancer du poumon, de l’estomac et du pancréas.

Cette conclusion est ressortie d’une étude à grande échelle menée en Finlande, auprès de 40.000 hommes et femmes. On a aussi constaté que les femmes dont le taux de sélénium était faible, présentaient des risques légèrement plus élevés de cancer, mais « rien de comparable à ceux des hommes », déclare Paul Knekt, un chercheur ayant participé à l’étude. En fait, les hommes dont le taux moyen de sélénium était de 59.1 microgrammes par litre de sang présentaient les risques de cancer les plus élevés. En revanche, ceux qui avaient un taux moyen de 62.5 microgrammes couraient le moins de risques. (La Finlande, pays Scandinave voisin de la Russie, est très représentative car l’alimentation y est pauvre en sélénium, précise-t-on dans le rapport.)
Aux États-Unis, l’apport nutritionnel recommandé (ANR) en sélénium est de 70 microgrammes par jour pour les hommes de
plus de 50 ans et de 55 microgrammes pour les femmes de 51 ans et plus.

De plus, les taux peu élevés de sélénium semblent associés au cancer de la vessie. En effet, selon une étude parue dans Cancer Research, 35
des 25.802 sujets suivis par les chercheurs, ont développé un cancer de la vessie. Or, les sujets atteints de ce cancer avaient un taux de sélénium significativement plus bas que la moyenne des sujets sains.
Dans un autre pays Scandinave, en Suède, des chercheurs ont mesuré le taux de sélénium sanguin de patients souffrant de maladies cardiaques et de maladies du système digestif. De fait, les personnes atteintes de maladies digestives étaient les plus carencées. C’est la raison pour laquelle le rapport suggère que ces personnes pourraient aussi souffrir d’une carence en sélénium. De plus, on pense que cette carence affaiblit le système immunitaire et en retarde donc la guérison.

D’autre part, les résultats de deux études ont abouti au fait qu’un taux peu élevé de sélénium pourrait contribuer au développement de l’asthme. En fait, les personnes qui présentent des symptômes d’asthme ont effectivement des taux de sélénium sanguin et plasma-
tique faibles, selon une étude britannique parue dans Clinical Science.
Ainsi, une étude publiée dans la revue scientifique britannique Thorax nous apprend qu’en Nouvelle-Zélande, les patients
dont le taux de sélénium est le plus bas sont 2 fois plus sujets à l’asthme que ceux dont le taux est le plus élevé. De plus, les
personnes dont le taux de glutathion peroxydase est faible, courent 5 fois plus de risques de faire de l’asthme que celles dont le taux est élevé.

Il faut savoir que le glutathion peroxydase est une enzyme anti-inflammatoire produite naturellement dans l’organisme. Le sélénium entre dans la composition chimique de cette enzyme qui lutte contre l’inflammation des tissus pulmonaires causée par l’asthme. En outre, un habitant de la Nouvelle-Zélande ne consomme pas 30 microgrammes de sélénium par jour en moyenne.
On a constaté également que le sélénium semble agir de concert avec la vitamine E, un puissant anti-oxydant, pour neutraliser les dangereux radicaux libres qui circulent dans le sang.

Les sources naturelles de sélénium comprennent le saumon, le thon, l’espadon, les crevettes, le homard, les huîtres, les céréales complètes et les graines de tournesol. De même, les noix du Brésil ont une teneur particulièrement élevée en sélénium, car on les cultive dans un sol riche en cet élément. En fait, une noix du Brésil fournit environ 76,8 microgrammes de sélénium, une quantité bien supérieure à l’apport nutritionnel recommandé. Mais il ne faut pas oublier que les noix du Brésil sont composées d’environ 85 % de matières gras- ses, dont un tiers de graisses saturées.

 

Toutefois, prenez toujours bien soin de consulter votre médecin avant de prendre des suppléments de sélénium. Car, même des quantités de sélénium légèrement supérieures à l’ANR peuvent causer des effets secondaires telles que des lésions aux ongles, une chute de cheveux, des nausées, de la diarrhée, des odeurs corporelles, de la fatigue, de l’irritabilité et même des lésions nerveuses, indique-t-on dans Recommended Dietary Allowances, 10th Edition (publié par le National Research Council).

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